Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
La fleur et le pinceau
Trop flétrie d'avant l'hiver,
Trop blessée par la lumière,
Une fleur fanée a prit sa couleur fade,
Vaincue et délaissée de ses pétales.
*
Son image s'affaisse,
Et son cœur se blesse,
De ne plus sourire au ciel rieur,
Frustrée de la chute de ses couleurs.
*
Parce que sa vie devient pâle,
Le pinceau sèche et râle.
Il n'avait encore pas vu,
Qu'elle n'existerait plus.
*
Mais la grandeur des harmonies d'automne,
Fait elle qu'un pinceau de nouveau s'étonne.
Il reste ces couleurs à peindre sur le soir,
Il reste des bouts de vies à de tendres regards.
*
Il devait peindre sa lumière,
Comme une dernière prière.
A sa façon de colorier les fleurs,
Le pinceau s'en va et pleure.
© Fripouille le 13
Juillet 2003