Les poèmes de l'ombre et de la lumière.


 
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FRIPOUILLE
 
 
 
 
   
  Petites ou grosses, je les aime,
Elles m’attirent comme dans une gare,
Près d’un train qui passe.

Le skipper est inutile,
Pas de voile ni de dérive,
Elles se forment et se déforment,
Puis s’aplatissent s’écrasent ou s’allongent.

On aime quand elles arrivent,
Elles peuvent te fouetter ou te caresser,
Suivant leurs formes et leur ardeur à vouloir vivre.

Au-dessus c’est nuageux comme une brume,
Plus bas, blanc comme ce qui est pur,
Au-dessous envoûtant et dès fois dangereux.

Puis elle se meut et ce qu’on aime a disparu,
Mais chez elles, tout recommence sans discontinuer.

Et ces cons sur la plage qui ne pensent qu’à leur peau,
Ne voit pas leur nature qui vient de disparaître.

Il y en a de majestueuses,

Je rêve de les voir, sans les affronter.

   
   
   
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