Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
QUE VIENNE L'HIVER !
Ô que finisse octobre et son soleil clément,
Qu'adviennent jours frileux, dépouillés sans dorures !
Je me revois fillette avec étonnement,
Je décore mon lit d'épaisses couvertures.
Qu'adviennent jours frileux, dépouillés sans dorures,
Que danse la bourrasque au gré de ses hasards !
Je décore mon lit d'épaisses couvertures
Afin de repousser d'opaques cauchemars.
Que danse la bourrasque au gré de ses hasards
Dans le givrant automne aux arbres squelettiques !
Afin de repousser d'opaques cauchemars,
J'invente des oiseaux de pays exotiques.
Dans le givrant automne aux arbres squelettiques
Le silence fait fuir les chants disséminés.
J'invente des oiseaux de pays exotiques,
Je remplis de chaleur les nids déracinés.
Le silence fait fuir les chants disséminés,
La nature s'endort au jeu d'une chandelle.
Je remplis de chaleur les nids déracinés,
Pour que se glisse un brin de tendresse infidèle.
La nature s'endort au jeu d'une chandelle,
Sous une ombre qui danse énigmatiquement.
Pour que se glisse un brin de tendresse infidèle,
Ô que finisse octobre et son soleil clément !
©Cardabelle