Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
QUIETUDE
Ce matin j’ai marché au milieu de la lande,
Parmi le romarin et les genets en fleur,
Fleurant l’odeur des champs, la prunelle gourmande,
Surpris en mon chemin par le merle siffleur.
En ce beau jour de mai le soleil, magnanime,
Diffuse ses bienfaits, chante l’odeur du temps,
Répand dans les prairies, de sa chaleur sublime,
L’agrément, l’harmonie que l’on goûte au printemps.
Je cueille dans la sente jolie violette,
Et le bonheur m’habite en tenant la coquette
Dont me parvient, discret, le suave parfum.
Saison riche en couleurs ; quand la brise murmure
Je respire l’air pur, généreux, opportun,
Au breuil silencieux à la verte ramure.
© ANDRE LAUGIER