Les poèmes de l'ombre et de la lumière.

       

  PROMENADE

Quel immense bonheur au sortir du village,
Quand j’emprunte, tout seul, les sentiers forestiers,
Chemins de randonnées parsemés du feuillage
D’abondants résineux y croissant volontiers.

Je m’égare en sous-bois, épris d’indépendance,
Promenant mon regard complice, émerveillé,
Devant tant de splendeurs nées de la concordance
D’un paysage en fleur, richement habillé.

Il me plait à surprendre, au détour de la sente,
La bergeronnette qui semble indifférente,
Hochant sa longue queue en terrain découvert.

Plus loin, sur un courçon, me parvient la romance
De quelques rouges-queues en toute vraisemblance
Ignorant mon approche auprès du chêne vert.



© ANDRE LAUGIER