Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
Les pauvres bancs
Auriez-vous dormi dans l’hiver
sur les bancs de la pauvreté
lorsque le ciel juste entrouvert
pose son froid sur l’homme ôté
des ambitions, des métaphores ?
L’homme dont ne sait plus rien
à n’être possible l’effort
de juste lui dire ici : … « Viens,
ma porte est ouverte et la nuit
n’entre chez moi que par mégarde,
dépose là tout ton ennui
et ne te soucies de tes hardes. »
Nul ne sait dormir dans l’hiver,
mais les pauvres bancs se souviennent,
quand le ciel était entrouvert,
de cette ombre froide … inhumaine ?
© Alain Girard