Les poèmes de l'ombre et de la lumière.


 

 

O Manhattan ...



O Manhattan rappelle-toi
il faisait beau ce matin-là,
dans tes buildings grattant le ciel
le jour semblait providentiel.

Pas un nuage à l'horizon,
juste le bruit de quelque avion,
puis ces deux crashs ahurissants
frappant tes tours à bout portant !

Dans la terreur et la cohue,
l'apocalypse était venue,
film d'horreur sur grand écran
avec la mort au premier plan.

T'aurais voulu te réveiller
et voir que tu avais rêvé,
oublier qu'ici le soleil
ne luirait plus jamais pareil.

Tu implorais le Tout-Puissant,
mais il avait changé de camp,
tu comprenais, mais un peu tard
que t'avais plus les pleins pouvoirs.

Dans la poussière et la fumée
de tes entrailles déchirées,
gisaient des ombres que le vent
portait au loin vers le néant...


Parfois lorsque le soir descend,
ce sont leurs voix que tu entends,
ce sont leurs voix qui te supplient
de revivre et d'aimer la vie.


O Manhattan rappelle-toi ...



Robyn