Les poèmes de l'ombre et de la lumière.


   

                                             
  O Muse mon amour !


A l’ombre de tes yeux fleurissent tant de larmes
Fugitives beautés des orages marins
Leurs sillages perlés ourlent mes bleus matins
Tombant nus et cruels dans l’antre de mes drames

Ta bouche rose et vive emporte au loin mes armes
Et tes grands yeux de moire ainsi que cieux divins
Enivrent l'encrier où valsent les festins
A tes pieds je m’endors bercée aux mille charmes

Belle comme une aurore amante du soleil
Ton âme adolescente ainsi qu’un doux réveil
M’invite en son secret à voler un pétale

Je t’aime et te jalouse et j’écris ta beauté
J’entends battre ton cœur comme une arme fatale
Tu embrases mon sang torrent de volupté

© Marine/Janvier 2004