Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
L’île aux treize ors
Même s’il y a loin de la coupe aux lèvres
On cherche un chemin à travers la grève
Loin des lieux communs nous conduit le rêve
Vers ces lendemains qui nous donnent la fièvre
Le sable émouvant s’imprègne de la trace
De nos pas errants, légers et fugaces
Un dessin vivant qu’aucun vent n’efface
Se perd au ponant où les vagues s’enlacent
Le jour qui s’achève nous offre un écrin
Poli par l’orfèvre qui taille les embruns
Un orage se lève pour d’autres desseins
L’aurore nous menace de tuer le temps
Envahit l’espace et nie l’existant
Pour un face à face entre deux amants
©Alain Dukarski