Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
tableau Natacha Péneau
" Sérénité"
C’est une blanche apparition,
Qui se déssine à l’horizon,
Est-ce un iceberg, peut-être une île?
Est-ce un mirage, une illusion?
Qui dans cette ombre, se profile?
La mer reflète le carmin,
D’un ciel très lourd et saturnin
Ma barque flotte à la dérive,
Est-ce le soir où le matin?
Ma bouche est sèche, sans salive.
La vision devant mes yeux,
Lève mon âme vers les cieux,
Depuis longtemps, je hallucine,
Je touche cet atol crayeux;
Je t’ai vaincue, mort coquine!
Christian Cally.
17 Février 2003.
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La Mer…..
Belle, si bleue, si verte, si calme…
Ronde, profonde et toute noire
Embruns salés, goûteuse palme
Gonflée de tendres pouvoirs.
Secrets cachés, si loin enfouis
En toi les temps sont entrelacés
Tu vas, tu viens, puis
Ramènes vers nous le passé.
Silence profond et transparence
Le sable blanc tu câlines
Cœur généreux tu nous dispenses
Fleurs nacrées et pralines.
Forte et belle, toujours pleine
Dans ton ventre je suis légère
Tu brises toutes mes chaînes
Pour moi tu es une mère.
Ta chevelure ambrée est une caresse
Ton absence m'est un songe amer
Revienne le temps ma déesse dorée
Où pour toi, pour toi, je ferai la mer.
©Marine 9/01/2002
http://www.chezmarine.net/
Nuages pour étendard
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Sérénité
Dans ces nuages, je vois deux visages aux âges
Dont la sagesse se dessine, s’enracine, rivages
Du langage, équipage qui sait affronter les orages,
Les outrages, le tapage des imbuvables personnages !
Deux nuages, deux îles traversées par un détroit,
Une eau, une alliance, un breuvage strié des mots,
Des liens qui se tiennent par la main, Toi, Moi,
Ce Nous Impérissable, aux tempêtes des propos !
Deux nuages indissociables, transformistes violents
Et doux à la fois, inépuisables et fragiles, destructeurs
Et constructeur du présent-avenir-passé fidèlement
Aux secondes qui s’éclatent feux de Bengale, ensorceleur !
©Max-Louis MARCETTEAU2003
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Cette île
Dressée dans le lointain
Entre le ciel et la mer
Cette île
Qui scintille dans le loin
Pierre noire dans l ‘éther
Cette île
C’est mon inaccessible étoile
C’est ton cœur séparé du mien
Je voudrais tant, chasser ma peur
De ne pouvoir garder ton cœur
Stopper la danse de mes mains
Faire de ton corps ma grand-voile
Cette île
C’est l’intense de la douleur
Qui s’infiltre au creux de mon âme
Quand je pense au tendre bonheur
Qui me dévastait de sa flamme
Cette île
C’est la seule lueur qui reste
Qui retient mon cœur prisonnier
Et il te crie sa détresse
De ne plus être à tes côtés
Luc Rose 09/02/2003
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Folle équipée
Au loin,
des chevaux blancs,
crinière empanachée,
bataillent sur la proue sanguine
du ciel
La mer,
miroir nacré de leurs sillages,
complice des conquêtes,
érige un port :
deux îles
Nicole Hérault
18/02/2003
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Farniente
Sous les flots irisés, Neptune se repose !
L'horizon fatigué n'attend plus les bateaux.
Le mirage d'une île, au loin, au soleil ose
Tromper notre regard et enfiévrer nos peaux.
Les rêves de confort envahissent l'esprit
Sans le moindre remords, nous pensons au repos !
De la peine au travail nous aimons le répit,
Divaguant, évasifs, allongés sur le dos.
Et la mer berce ici notre corps détendu,
Octroie par les vagues la douceur infinie
Qui mécontente en vain l'ouragan éperdu !
Sa puissance obsédée, le vent absent la nie.
L'écume nous salue en ornant l'océan.
Dans le calme et la paix, Neptune est fainéant !
Ghislaine Renard
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SERENITE
Longtemps j'ai regardé une belle toile vierge
Mes yeux sont reposés, mes pensées vagabondes
S'envolaient, survolant la toile au bout du monde
Je voulais m'enfuir au loin sur l'autre berge.
Là bas ou le soleil caresse l'horizon
Là-bas ou le ciel se confond à la mer
Là ou il n'y a ni amour, ni mystère
Rien qui puissent m'apparaître prison.
Je suis partie mélangeant mes couleurs
Pays merveilleux, solitude bénie
Sérénité ou je vais bâtir mon nid
Loin de tout, dans un monde de bonheur…
Je me suis éloignée de mon chevalet
Le tableau était né, s'appelant Sérénité.
Natacha Péneau 22/02/03