Les poèmes de l'ombre et de la lumière.
natacha péneau
CONCOURS
PAYSAGE FLAMBOYANT

Paysage flamboyant
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Voici le 16 textes reçus pour le Concours sur le tableau de
Natacha.Péneau
Un vieux rameau
C'est dans ce vieux hameau que je cache mon âge
Dans le fond de ce puits à l'ombre des roseaux
Douce part de mes nuits s'abreuvant de ma rage
Le reste languissant dans le cour du héraut
Je regarde ma vie s'écoulé sur la page
Le corps un peut aigris à travers ces niveaux
Entre une vielle peau et l'âme de passage
J'écoute avec envie les amours du ruisseau
En poussant de grand crie ma joie est-elle cage
L'abîme qui me lit un avenir meilleur
Impasse des maudits théâtre des railleurs
Sur la voie des on-dit le fou est plus que sage
À la cour des taudis le roi est un seigneur
N'en suis-je point réduit en être créateur
Chrystian ?
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La Tempête
Je m'éveille en sursaut, le vent est en colère,
Une énorme tempête envahit l'horizon,
L'aube tremble et refuse avec obstination
De laisser son soleil sortir de sa tanière.
C'est un sanglant combat, l'éclair et le tonnerre,
Bouillonnent dans les cieux ; un morne tourbillon
Couvre le firmament d'un voile vermillon
Qui se répand houleux sur la mer et la terre.
Le vent hurle sa rage, épandant le chaos,
Il vient, tambour battant, pour troubler mon repos,
A travers mes volets, j'entends ce cataclysme.
Je referme mes yeux sous mes blancs draps de lit,
Car l'ire de l'orage est à son paroxysme ;
Je commence à ronfler pour noyer ce conflit.
Christian Cally
15 Décembre 2004
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Paysage flamboyant
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La planète endormie dans un lit de douleur,
Où le temps se dévide en années de tristesse,
Se revêt brusquement d'un voile de tendresse
Constellé de motifs aux radieuses couleurs.
Sur ce manteau tournoient des oiseaux voyageurs
Qui pépient de concert un air dont l'allégresse
Imprègne les esprits pour que l'espoir renaisse
Sous le dédale ombreux de leurs vaines frayeurs.
Sitôt que le soleil de l'aurore s'empresse
De darder sur le monde un faisceau de promesses,
L'humanité sourit à ses tièdes lueurs.
Tandis qu'à l'horizon, soudainement, se dresse
Un brûlant arc-en-ciel aux reflets enchanteurs,
Une joie insolente illumine les cours.
Patricia Guenot
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*OREADE
Et dans la solitude un refuge, un écho :
Murmure bucolique et sauvage où j'écoute...
La Nature peignée au relief de mon doute
Me chuchote un refrain : doucereux concerto.
Mon coeur énamouré, sans aucun quiproquo,
S'abandonne, impavide, à l'aria qui froufroute
Au firmament profond, et où ma libido
Refoule la névrose. Une pensée : veloute...
Tout près du ciel brumeux j'entends comme une aubade :
Est-ce mes sens trompés ? Où serait-ce Oréade ?
Un éclair ambigu égare ma raison...
La flamme me pénètre et un message imprègne
De son sceau envoûtant l'irréel horizon .
Soudain mon coeur palpite... et mon oeil me renseigne.
LAUGIER André*
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RENAISSANCE
( Après le Tsunami du siècle en Asie )
Avant, après tempête, comme un bouchon sur l'eau,
Mon rêve se répète et vogue mon bateau.
Après une existence , encombrée d'idéaux,
J'arrive à terre chez vous et n'y voit rien de beau.
Le coeur embarrassé d'un clair-obscur étrange,
Je ne retrouve rien des vivants que j'aimais.
La tempête est passée, la plage est une fange,
Le soleil est absent, reviendra t-il jamais?
Pourquoi tout ce désert imprimé par la mer
Et le Présent est là, flamboyant paysage...
Ainsi la Vie s'écoule, bateau ivre du vent,
Mais ressurgit toujours du ventre de la mère.
Malgré le Tsunami, la brume et les nuages,
Hypérion est bien là, invaincu, à la barre.
Les flèches de l'Amour sont à nouveau sur plages.
La lumière apparaît, je reprends ma guitare!
Pierfetz - © 26/12/2004
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Paysage flamboyant
Un jour, les Dieux pour plaire ont barbouillé le ciel
De multiples couleurs aux reflets chatoyants
Une artiste peignant cette vue flamboyante
En fit une peinture étrange et démentielle
Son ouvre nous dépeint les feux dits infernaux
Le jaune et l'orangé se meurent en des flammes
Aux tons moirés changeants formant des oriflammes
D'apocalypses vues et de cieux hivernaux
Laissez-moi vous conter cette froideur des nues
Que dresse cette toile aux humains de la rue
En un tourbillon tel qui mes termes dérangent
Mauve, violet, brun ou rouge se mélangent
Me laissant perplexe, émerveillé, penaud
Au vu du tableau peint par Natacha Peneau
Sonnet irrégulier par Cépygé. X
Les Maissineries I.20
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Nacres de soies
Sous la nacre des nuées brille mon royaume...
Je mélange les couleurs, corolles de fleurs
Dont les pétales voguent comme sous un dôme!
Le bleu perle sous un camaïeu de lueurs!
Je peins la mer améthyste, désir d'écume!
Je peins la vague tourmaline de l'amour!
Ce roulis de flots qui tambourine mes jours,
Gronde sous l'antre marine agitant ma plume!
Ombres douces et violines, colliers de citrine,
Bruissent et dansent sur le sable pailleté...
Voiles et voilures, rubans de crinolines,
Bercent les rayons de cet éternel été...
Je revois le soleil de soie d'un long Couchant,
La lumière du Phare, port alexandrin,
La crique voluptueuse où des amants
Eperdus s'enlacent sous les senteurs jasmin...
Les pays aux confins des déserts, à l'orée
Des fleuves, des deltas, des isthmes et des mers,
Laissent sur le coeur, une étincelle dérobée,
Sur la peau, à jamais, un halo diamantaire...
Sous la bruine mordorée, désormais, je vais...
Lorsque le rideau de brume enfin se lève,
C'est le même vertige, feu de Prométhée
Qui brûle d'ambre gris, le caducée des rêves...
Corinne Sauffier
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Pour un hymne à la vie et un enterrement
Espérance perfide et vide du couchant
Adoration du feu appel des transhumants
Nuages flamboyants vos artifices explosent
Boursouflés et mouvants dans vos métamorphoses
Ce soir dans ce tableau pourpre et violacé
Linceuls sanglants cachant la douleur du blessé
Vous tuez le soleil dans un cirque radieux
Agonie d'un mourant qui ferait croire en Dieu
Vous comme les humains ne marquez pas la terre
Nous vous voyons toujours mais vous nous voyez-vous
Le nomade est brillant terne le sédentaire
Ensemble ou clairsemée passe la caravane
Allez-vous vagabonds au même rendez-vous
Où je n'irais jamais au pays des tziganes
André Cayrel
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Fureur marine
Poussés par une main que l'on eût dit de Dieu
Tant elle était immense aux yeux des hommes nains,
Les flots se déchaînèrent et le monstre marin
Engloutit dans sa gueule les enfants et les vieux.
Et des milliers de corps, de l'Inde à Sumatra,
Roulèrent comme fétus, emmêlés en fatras ;
Et des milliers de mères, regardaient leurs enfants
Qui cherchaient dans leurs bras rempart à l'océan.
Et des milliers encore se signaient en pleurant
Tandis que des cieux verts s'écroulaient sur le sol,
Bouches silencieuses figées devant leur bol,
A jamais refermées par la vague - titan.
La fureur de la Terre a déplacé la mer .
Une vague a bondi et a giflé le ciel .
Menaçant le soleil à la chaleur amère,
Teintée du sang des hommes, elle devint vermeille.
Homme, ouvre les yeux, la planète se venge !
Et les mines noyées dans l'eau bleue des lagunes
Ne sont rien en regard des sombres infortunes
Que ta folie met bas ! Tu es plus bête qu'Ange !
La mer s'est retirée en laissant sur la grève
Les âmes séparées de ceux qui vivaient là.
Seul le silence crie, l'île de Sumatra
Attend en un sanglot que le soleil se lève.
Marin - Serre
Décembre 2004
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F981
Le vent souffle sur les arbres de pluie de l'âme,
Parties en détresse sur l'océan d'un Réconfort !
Il n'est pas d'humain qui sombre à la flamme
Du désespoir sans se cramponner à son sort !
Les nuages sont des signes qui bravent le temps !
Nos yeux décryptent une intelligence divine,
Dans ce ciel inaccessible, passible du vivant,
De cette relation intime à l'orage qui déracine !
Ses battoirs tonnent ; le Réconfort s'approche !
Il caresse les yeux de l'âme, dévoile une vision.
Elle boit une eau calme. La détresse s'accroche,
Une épine la transperce ; elle coule sa raison !
Une frêle personne se réveille sur une plage.
Sa respiration conduit ses mouvements sages
A se lever en direction du soleil rouge nuit !
Elle part sur le devant d'une fin de scène, de vie !
©Max-Louis MARCETTEAU2005
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ET JE PLEURE DANS LE SOIR
Le ciel est rose et or sur la plage déserte.
Une fracture, un choc: l'eau a tout emporté.
Dans ce flux et reflux, mon flanc est plaie ouverte
Devant la douleur blême et tout le sang séché.
La mer vindicative à la robe glacée
Cache en ses plis bleutés le ravage et l'horreur.
La boue, aux ossements, aux gravats, emmêlée,
Les rouleaux meurtriers, parlent de ceux qui meurent.
Je traîne un si grand deuil de souffrance en souffrance.
Cette terre n'est plus qu'un immense mouroir.
En un dernier cri, aveugle d'espérance
Et les mains déchirées, je pleure dans le soir.
Angèle Lux
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Paysage flamboyant
Le large, tranquille, était enflammé
Par l'astre du jour au zénith.
Il s'offrait, insoucieux,
Aux douces caresses d'une mousse fraîchement salée.
Mais l'horizon lointain accosta, en terre ferme,
En une vague herculéenne.
Elle redressait l'océan en une montagne d'écume brumeuse
Qui s'enfuyait dans les cieux remuants.
Le firmament s'ombrageait d'un mauvais présage !
Un clair-obscur inquiétant
S'étendait sur la terre innocente.
La vague cyclopéenne déployait
Une insolite et effrayante pénombre.
Dans son avancée,
Ce monstre des flots proclamait sa puissance inébranlable!
Les eaux devenues solides
Dévorèrent la nudité d'un sol figé.
Et, en soulevant la peau de la terre rouge-sang,
Elles engloutissaient le cri du vivant qui souffrait, qui crevait !
Et, loin des terreurs nocturnes,
Dans l'antre d'un paysage flamboyant
Des périssables furent mâchés puis vomis
Par une mer singulièrement scintillante.
Puis, devant la manifestation de cette puissance inégalable,
« Les Grands Hommes » mutèrent, plus humains, plus charitables.
Il est vrai que la colère de Dame Nature
Les rend étonnamment plus humbles !
Seulement,
Malgré cet honorable instinct,
Attendre la tragédie
Pour être philanthrope
Devrait plutôt inquiéter le commun des mortels.
Marouchka
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OSMOSE ou LES NOCES DES LOUPS
En dessin Divin, apparaît au ciel le nuage
Un bonhomme de brumes qui s'élève, qui nage...
A la forme aussi gigantesque que ronde
Voulant prendre dans ses bras le monde.
Habillé par sa tenue moléculaire éternelle...
Notre nuage est côtoyée par des rayons du soleil
Qui le transpercent, qui le traversent...
En se frottant, ils s'étreignent et s'embrasent
De ces couleurs irisées du vaste ciel...
Jaillissent des torches, et des étincelles...
Des charges électriques naissent de cette osmose
Qui tonnent, qui grondent et s'explosent...
Des averses de pluie tombent et roulent
De ces ondes infécondes, va naître l'arc-en-ciel
Des loups en chaleur, en hurlant s'accouplent
Assurant la continuité de la vie, et son cycle
Quand la nature se met en colère
Prodigieuse peinture est notre univers
Devant tant de splendeur et beauté.
L'homme reste aussi minuscule que petit.
écrit à Casablanca, le 01/01/2005
signé: Sâadia HAJIB
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LE DELUGE
Ö, Noé! La science l'appelle "TsuMani", toi le déluge
Envahissant, villes et villages, plus de refuges...
Ö, Noé! Votre Arche aurait suffit, la science n'a pu rien faire
Le paradis terrestre, transformé en vrai enfer...
Ö, Noé! Un désastre, Impuissants les Noé de ce millénaire
Des milliers de sinistrés et des milliers de morts...
O¨, Noé! Cauchemar absolue, déferlantes avalant les plages
Quelques heures, pour défigurer tout un paysage...
O¨, Noé! Horreur de la vision, quelle énormité ce phénomène!
Catastrophe, au-déla de la réalité... grande colère divine...
O¨, Noé! C'était le K.O, la panique, le sauve qui peut!
Des vagues s'enfoncent envahissent tous, c'est affreux!
Ö, Noé! Que désolation, et tragédie, vagues meurtrières!
Vagues tueuses, ondes sous-marines, séisme sur mer!
Ö, Noé! que douleur, plus de larmes, seuls les cours qui pleurent!
Aussi vulnérables que petits, nous le sommes dans cet univers
Sâadia
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SALE TEMPS ou APRES L'ORAGE LA VIE REPREND
L'univers est en conflit...
Le ciel retentisse de jurons!
En ricanant, après ce défi
Il gronde des tonnerres!
Le vent contrarié...
Les nuages en colère...
S'unissent et s'allient..
En assaut indéfini...
Elles lancèrent des éclairs!
Invulnérables, d'autres les bras tendus s'enfuient!
Eclatent les orages! Et, tombent des averses de pluie
Une déferlante, une vague géante qui bave
En vue, de loin en vitesse, elle arrive!!!
Epouvantés, invulnérables, les humains!
Coururent se cacher, dans les maisons!
Les animaux affolés cherchent, un abri!
Les forces opposées cherchent un appui!
Hélas, trop tard le destin est fait!
Une catastrophe des milliers de morts et sans abri
Des images qui déchirent les cours
Paysage apocalyptique, et pleurs!
Juste quelques minutes, la bataille continue
Le soleil, pour apaiser les esprits, en ami...
Envois ses rayons qui brillent...
Enfin, se dessine l'arc-en-ciel!
Triste queue de Paon...
Toute l'humanité est en deuil!
Sâadia
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Le masque d'un Paysage Flamboyant
Mon cour soupçonne, que la nature qu'il voit soit profondément
agitée
Derrière ses rideaux flamboyant ténébreux elle cache un air grave
et tourmenté,
Elle me semble si familière, que je la vois tels un miroir dans ses
eaux brouilles
Je l'entends crier brûler comme mon âme aigrie par le temps qui a
défilé
Durant cette période je les perdus dans la solitude comme un fer
qui se rouille
J'ai perdu les seconde les minutes et les heures dans le silence a
patienter
De ne plus voir mes penser s'égaré vers l'espérance d'un monde
meilleur
Déchut par la réalité mon cour dévaster tombe au bord de ses mers
saccager
Pour mourir en larmes et partir vers ces vague ou en entends des
cris d'horreur
Les nuages gris sillonne le ciel et on voit à travers son âme son
aire attrister
Et moi les main pendante la bouche tremblante je pleures comme la
pluies
Tandis qu'à l'intérieur de moi l'orage gronde se tue de ne pouvoir
s'exprimer
Que dire quand on a peur de faire confiance à un ami qui ne fera
pas de bruit
De lui raconter une histoire, mon histoire qu'il prendra pour une
fable erronée
Car pour me protéger je n'est jamais daigné a lui montrer mon
vrais visages
Je lui es montrer le mensonge d'une vie fictive qu'au fil du temps
j ai créer
Se qui ce résume a un soleil éclatant qui voile un regard meurtries
dans l'obscurité
Fatima
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